Il y a 30 ans, les Bourses mondiales s’effondraient

 

Il y a 30 ans, les Bourses mondiales s’effondraient. Dans ce qui est passé à l’histoire comme le massacre du lundi 19 octobre 1987, les principales Bourses de la planète ont été soufflées par un vent de panique qui a fait passer le krach de 1929 comme un événement de deuxième ordre.

En une seule séance, l’indice Dow Jones de New York tombe de 22,62%. 500 milliards de dollars de valeur disparaissent en quelques heures.La Bourse québécoise n’échappe pas à la tourmente. Les titres phares du Québec inc. culbutent dès les premières minutes de transaction: Cascades, Canam Manac et Bombardier dégringolent de 25% à 35%.

Nous nous sommes replongés dans les archives papier du Journal Les Affaires pour vous faire un clin d’oeil sur cet événement qui a marqué toute une génération d’investisseurs. Revenir dans le passé est une bonne façon de nous rappeler que même si les choses ont bien changé, nous pourrions un jour revivre des événements de même nature.

 

Le premier effondrement des marchés financiers imputable aux systèmes de trading automatiques

 

En l’espace de quelques heures le 19 octobre 1987, la machine s’est emballée et la panique s’est propagée à l’ensemble de la planète boursière. Ce jour-là, à Wall Street, les ordinateurs, déjà eux, ont accéléré la chute et quand la cloche de fin de séance a retenti, le Dow Jones avait plongé de plus de 500 points. Près de 600 millions de titres ont été échangés et quelque 560 milliards de dollars s’étaient volatilisés. Pour James Bateman, directeur de la gestion diversifiée chez Fidelity International, le lundi noir de 1987 a été le premier effondrement des marchés financiers directement imputable aux systèmes de trading automatiques. «Ces opérateurs programmatiques avaient en effet choisi de vendre massivement des titres qui étaient en train de chuter, afin de limiter l’impact sur leurs propres portefeuilles (…) tout le monde s’est mis à vendre, et le krach n’en a été que plus violent» explique-t-il.

Cette dégringolade de la première Bourse mondiale a entraîné dans son sillage les autres grandes places, avec un plongeon de 46% à Hong Kong, de près de 27% à Londres. La place de Paris a mieux résisté avec une perte de «seulement» 9,64%.

«Personne n’y comprenait rien», se souvient un trader. «Parce que cette chute des indices est intervenue en pleine période de prospérité de l’économie mondiale». Finalement, ce krach a été relativement bien absorbé, grâce à la réaction de la banque centrale américaine. Deux ans plus tard, le Dow Jones avait retrouvé à ses niveaux d’avant octobre 1987.

«Les pertes mensuelles les plus importantes de ces 40 dernières années ont généralement été suivies de performances robustes. Et sur le long terme en « moyenne », les actions peuvent rapporter aux investisseurs une rémunération de 7 % par an» constate James Bateman chez Fidelity International.

 

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