La Saisonnalité en bourse

La bourse brille lors des mois d’hiver et fait grise mine en été. Tel est le résultat de l’étude sur longue période que nous avons mené sur le Dow Jones et sur le Cac 40. L’actionnaire a tout intérêt à être fortement investi entre novembre et avril et à se montrer plus prudent entre mai et octobre

 

« Vendre en mai et s’en aller ». Une nouvelle fois le dicton boursier s’est vérifié avec des baisses du Cac 40 . Mais, au-delà du mois en lui-même, c’est toute une période délicate qu’aborde la Bourse. Des études on était réalisée sur longue période sur le Dow Jones, depuis 1940, et sur le marché parisien, depuis 1962 (des données mensuelles ne sont disponibles qu’à partir de cette date), montre de spectaculaires différences de performances entre l’hiver (entre début novembre et fin avril) et l’été (entre début mai et fin octobre). Les calculs effectués par RMM Diffusion été établis suivant le principe suivant : l’indice « hiver » correspond à un investissement en Bourse durant ces six mois et une absence du marché (portefeuille liquide), donc une performance stable, pendant la période d’été. L’indice « été » est son exact contraire.

 

+ 8,3 % par an depuis 1962 en investissant uniquement entre novembre et avril

De ces calculs, il ressort qu’un investisseur présent sur le marché français depuis 1962 en se contentant des périodes d’hiver aurait multiplié sa mise par 52, soit une performance annuelle de 8,3 %, contre  4,8 % seulement pour un placement sur l’ensemble de l’année. A l’inverse, un épargnant qui aurait eu la mauvaise idée d’être actif sur le marché uniquement durant les mois d’été aurait vu son investissement divisé par cinq (– 3,2 % par an). A noter que ces chiffres ne tiennent pas compte des dividendes. Or ils pénalisent l’indice « été » puisque les coupons sont versés durant cette période. Sans remettre en cause le résultat final, une intégration des dividendes aurait resserré les performances entre le marché dans son ensemble et notre indice « hiver ».
Si l’on se concentre sur une période plus récente, c’est-à-dire depuis la création du Cac 40, fin 1987 (nous avons retenu auparavant l’indice général), les résultats sont identiques. Depuis sa création, le Cac 40 a été multiplié par 4 (6,1 % par an) et le Cac 40 hiver par 7,1 (+ 8,7 % par an) quand, dans le même temps, l’indice été a pratiquement été divisé par deux (– 2,4 % par an).

« Moralité  » ne vous inquiétez pas quand la bourse apparaît déprimer l’été…

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *