Dassault Systèmes enfin dans le Saint des saints !

Quoi de plus logique pour cette société, qui affole tous les compteurs avec une hausse de son cours de Bourse de près de 49% depuis le début de l’année et… de 580% sur dix ans. Ces performances exceptionnelles sont évidemment l’une des raisons majeures de la promotion de ce groupe crée en 1981 pour informatiser la conception d’avions et qui avait déjà, beaucoup l’ont oublié, figuré au CAC40 entre le 21 décembre 2000 et le 6 août 2002.

A l’époque, sa sortie a coïncidé avec la débâcle des sociétés technologiques à la suite de l’explosion de la bulle Internet. Seize ans plus tard, ce retour dans le prestigieux indice apporte une coloration plus technologique au marché parisien.

Le titre semble largement à son prix

Lorsqu’on regarde les pondérations, c’est toujours le luxe qui est le principal contributeur avec 17% de l’indice, devant les banques avec 11% et le pétrole avec 10%. Quant aux valeurs technologiques, emmenées bien sûr par le nouvel entrant, mais aussi par Orange, Capgemini, Atos ou encore STMicroelectronics et Publicis, elles pèsent désormais 8% de la capitalisation totale du CAC 40 et continuent donc leur bonhomme de chemin…

Reste maintenant à savoir quel sort boursier sera maintenant réservé à Dassault Systèmes, sachant que d’une manière générale les nouveaux entrants connaissent des débuts difficiles, tout simplement parce qu’ils sont intégrés au CAC 40 après de fortes hausses…

Regardez par exemple Hermès (FR0000052292-RMS), le géant du luxe à la rentabilité légendaire, dont l’action a cédé 1,5% depuis son introduction à l’indice phare le 18 juin dernier (faisant certes un peu mieux que les 3% de baisse du CAC 40 sur la même période). Pire pour STMicroelectronics(NL0000226223-STM), qui un an après son accession en lieu et place de Nokia perdait 1% quand dans le même temps l’indice progressait de 3%.

Même si les fondamentaux de Dassault Systèmes restent exceptionnels, alliant croissance organique, forte rentabilité, importante génération de cash flow ou encore une situation financière des plus solides avec notamment une trésorerie nette supérieure à 2 Mds€, le titre est cher.

Très cher même… et encore capable de monter si les prochaines publications du groupe répondent aux attentes du marché. Difficile en tout cas de vous recommander un titre qui vaut 40 fois ses bénéfices ou encore neuf fois le fameux ratio VE/CA…

 

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